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Les causeries d'Othilie

Les causeries d'Othilie

Un peu de tout, pas mal de n'importe quoi. Le tout sans ponctuation ou presque.

Parfois le jeu social me fatigue.

Parfois le jeu social me fatigue.

Je ne suis pas franchement une asociale, je m'intègre plutôt aisément en groupe, je ne suis pas forcément timide et je pense qu'avec un peu d'effort on peut toujours trouver quelque chose d'intéressant chez l'autre. Mais il y a des fois , j'ai pas envie.

- Au travail , quand j'ai été recrutée le RH qui m'a reçue m'a explicitement dit que vu mon niveau d'études, mes connaissances etc ...je n'allais pas rester longtemps et qu'avec mes collègues ça allait être compliqué ( sans rentrer dans les détails les propos tenus m'ont carrément alarmés surtout qu'il parlait quand même de son personnel!) mais bon j'avais déjà pas mal bourlingué et je trouve mon métier super intéressant. J'ai déjà eu des collègues d'horizons très différents et on a toujours réussi à trouver de quoi discuter je ne m'en faisais donc pas . Puis je les ai rencontrés et là j'ai découvert que ça allait être très compliqué, sans vouloir être élitiste (ou pire) il y a carrément un fossé entre nous, une grande incompréhension voire de grosse dissensions pédagogiques ( qu'on ne peut pas régler car tout doit venir d'en haut ( et le haut s'en fiche il a le lapin blanc à rattraper) entre collègues il est hors de question de discuter chacun fait ce qu'il lui plait. C'est très étrange comme façon de travailler ). Depuis la rentrée je m'épuise à essayer de combler ce gouffre or je viens de constater (je suis longue à la détente et plutôt persévérante pas obstinée rien à voir ) qu'en fait je ne pouvais pas le faire seule, si ils ne font pas d'efforts pour "m'intégrer" de leur côté je ne peux pas tout faire et là, maintenant je n'en ai plus envie. Les entendre se plaindre toute la journée mais refusant la moindre implication qui serait hors horaire de travail ( ça veut aussi dire réfléchir à des solutions car ça se fait à la maison ), ignorer les nouveaux et se plaindre qu'ils ne font rien ( en même temps ils ne peuvent pas deviner comment se passent les choses). Prendre n'importe quel prétexte pour s'asseoir et faire la gueule ( sérieusement l'autre fois il y en a une qui a tiré la tronche toute la journée car : elle avait faim???!!! comme un bébé ). Radoter les mêmes rengaines mais ne rien proposer pour que ça change je ne comprends pas , vraiment , c'est inconcevable pour moi , je ne comprends pas leur façon de fonctionner. J'ai essayé pourtant , vraiment , mais je ne dois pas avoir la capacité de projection nécessaire j'en sais rien , ça bloque . Ils m'irritent, j'en deviens caustique, je les trouve inintéressants, stupides ( lors de consignes de sécurité données suite aux attentats dans lesquelles on nous disait de soit nous cacher, soit nous enfuir , une de mes collègues a quand même demandé ,avec tout le sérieux du monde, si on devait s'enfuir seule ou avec les enfants? je me suis mordue pour ne pas rire , j'ai eu envie de partir). Je n'ai plus envie de leur parler, je reste polie bien sur, mais c'est tout , je suis en quasi état de sidération dès qu'ils parlent je me trouve méchante de les mépriser mais travailler avec eux m'est très compliqué . Je compte donc à regret changer de boulot dans les années à venir (ça se fait pas comme ça une reconversion ).

- les piétons : avec l'avènement du téléphone portable une nouvelle race de piétons à fait son apparition : le rhinocéros, proche cousin de la "poussette-tank" alors oui, les trottoirs parisiens sont étroits, oui on est bien souvent pressé, oui parfois il pleut, oui il faut emmener les gosses à l'école et vite vite on est en retard , mais y a un truc de dingue c'est qu'on est pas tout seul alors parfois il faut lever la tête et se ranger aussi sur le côté comme le fait la personne en face pour pouvoir utiliser trottoir ensemble ( c'est ensemble le mot clef) . Et si jamais l'autre doit s'arrêter pour nous laisser passer bah on lui dit merci, on s'excuse quand on le bouscule bref on se comporte comme un être humain , éduqué capable de comprendre l'altérité. Bordel!

- le bus , le bus c'est un microcosme à lui tout seul , ce devrait être un pan de la psychologie sociale, dans le bus il y a soi et il y a les autres , les autres ce sont les ennemies, il faut donc les faire suer le plus possible . Pour ça , il y a plusieurs options : la poussette ( on va croire que je m'acharne) la poussette elle peut rentrer par la porte arrière du bus , certes mais quand il y a déjà 2 poussettes il faut la plier , ça sert à rien de pousser comme une (c'est souvent une) malade pour tasser tout le monde et plier les 2 premières poussettes, tout comme votre gamin n'arrivera pas à enfoncer les pièces de son super jeu à encastrer Montessori dans le mauvais emplacement en tapant bien fort , vous vous ne pourrez pas emboîter les gens en les pliant par dessus votre poussette c'est comme ça , c'est le moyen de transport de votre enfant , pas une arme ! vous pouvez aussi hurler (au téléphone, à votre pote à l autre bout du bus ou même à côté de vous ) du moment que votre conversation est inintéressante, pleine de gros mots et qu'elle empêche plein d'autre gens de passer un voyage tranquille) .Vitupérer alors ça c'est le must , surtout en cas du bus bondé , parce que vous avez la carte handicap , l'autre aussi mais vous c'est plus grave parce que ... oui mais l'autre lui il a ... et le ton monte et on hurle et on bouscule. Le mieux si vraiment vous voulez embêter le monde et montrer votre profond civisme c'est de cracher par terre, éternuer sans mettre sa main tout en râlant sur tous ces connards qui n'avancent pas et que de votre temps au moins on laissait sa place aux vieux ,on savait se tenir pas comme ces macaques ( si vous tenez des propos racistes/sexistes/homophobes bien puants c'est encore mieux) ... lancés comme ça à la volée ( tout ça est fictif hein , pas vécu du tout , non non pas du tout ). Si vous voulez faire soft ce que vous pouvez faire c'est parler (pour vous plaindre forcément ) à une personne épuisée par sa journée qui a déjà dépensé tout son quota de bienveillance sociale au travail (cf point 1) sur le point d'avoir une migraine , le mieux du mieux c'est de lui poser la main sur le bras ou de la tapoter en lui parlant, en général elle adore les contacts physique et la promiscuité avec des inconnus, relous .

Si vous saviez comme je regrette ma voiture .

- les inévitables interractions sociales (collègues et boulangerie): une phrase commence par bonjour et se termine par au revoir, une demande par s'il vous plait et se termine par un merci en retour du service rendu , c'est pas compliqué et ça vous sauvera peut être la vie si vous me croisez aujourd'hui ;) quand on demande à une connaissance si elle va bien on écoute la réponse et on part pas dans la descrption détaillée de ses propres déboires (surtout médicaux, surtout intestinaux ) sans être Nadine de Rotschield il y a quand même 2 ou 3 trucs pas complqués à retenir non?!

Aujourd'hui je ne suis pas de bonne humeur mais c'est clairement de la faute des autres.

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